1. Les joints : c'est un élément capital pour que les performances thermiques de la brique soient atteintes. Le fabricant Bouyer Leroux par exemple annonce dans la fiche technique du produit une résistance thermique de 1 m².°K/W si le mortier hourdex qui constitue le joint horizontal est réalisé avec un gabarit de pose. Ce gabarit permet de déposer trois bandes de mortier (une centrale et deux latérales) parfaitement calibrées en épaisseur (1,5cm environ). De cette façon, la rupture du pont thermique au niveau du joint est garantie. Non réalisé au gabarit (tout comme pour les parpaings), le joint est alors continu sur la totalité de l'épaisseur de la brique. Dans ce cas, et pour autant que ce joint soit d'une épaisseur constante et du même ordre de grandeur que lorsqu'il est étalé au gabarit, la résistance thermique du mur passe à 0,85 m².°K/W soit une baisse de 15%.
    Dans cet exemple, il est manifeste que les joints n'ont pas été faits au gabarit !!! Par endroits, leur épaisseur atteint 5cm, dans d'autres 1cm. C'est réellement du sabotage !
    Toujours à propos des joints : il ne doit pas y en avoir en vertical. En effet, les G7 se posent bord à bord. Cependant, l'une des extrémités de la G7 comporte un évidement en demi cercle (voir image ci-dessous) qui est rempli de mortier lors de la pose. Mais ce mortier ne se voit pas. Là encore dans notre exemple, on fait difficilement plus mal et bonjour les ponts thermiques.


  2. Le sens de pose de la brique : la brique G7 a des alvéoles qui sont à l'horizontale lorsque la brique est posée. Et les flancs de la brique ont également des rainures horizontales comme le montre l'illustration précédente.



    Cependant, dans les angles ou au milieu d'un mur trop long, lorsqu'il est nécessaire de réaliser un chaînage vertical pour assurer la solidité de la construction, le maçon utilise des briques de structure différente : ces briques ont des alvéoles verticales et possèdent un évidement dans lequel sera placée une armature métallique et qui sera ensuite rempli de béton.





    Il en est de même lorsqu'il y a une ouverture dans un mur. Là encore, pour réaliser le jambage, une brique à alvéoles verticales est utilisée.

    Cependant, ces briques ne s'utilisent qu'à ces endroits précis. Observez bien la photo de la page précédente (cliquer sur le bouton "Retour"). Vous verrez qu'à de nombreux endroits, les gouniafiers qui ont réalisé ce mur ont allègrement utilisé des briques à alvéoles verticales (Pour boucher les trous ?)


  3. Le rampant : les briques ne sont pas taillées dans les angles et le rampannage qui sera effectué risque de ne pas être très joli !

    Les gens qui travaillent correctement obtiennent le résultat ci-contre (construction en brique BGV dans cet exemple) :