La brique BGV (Brique Grande Vitesse)
En fait, dans cette page nous vous proposons de découvrir cette brique. Il ne s'agit pas de malfaçons car les ouvriers qui ont réalisé l'ouvrage dont ces photos sont extraites sont de vrais professionnels. Ils ont été formés à la mise en oeuvre de cette brique par le fabricant et ils ont depuis amélioré le processus grâce à leur bon sens et à leur esprit d'initiative.
|
La brique BGV fabriquée par Bouyer Leroux est une brique à structure alvéolaire verticale, tout comme la brique monomur. Elle se pose également à la résine. Ses performances thermiques sont hélas inférieures à la G7, surtout depuis que le fabricant à modifié sa stucture. En effet depuis début 2004, cette brique comme le montre la photo ci-contre n'a que 4 alvéoles dans le sens de la largeur alors que le modèle antérieur en possédait 7 !!! Voir les photos ci-contre. Conséquence : la résistance thermique de la brique est passée de 0,93 m².°K/W à 0,75 m².°K/W. Commentaire du technicien Bouyer Leroux contacté à ce sujet : "Bof, ç'est comme si vous n'enleviez qu'un centimètre de laine de verre". Oui, seulement quand on en a 10 cm de laine de verre, un centimètre en moins, ça fait 10% d'isolant en moins monsieur le technicien... Car en effet, tout comme la G7 cette brique nécessite un isolant intérieur et donc une double cloison soit en brique soit en placoplâtre. Son prix posé est pratiquement égal à celui de la G7. Quels sont donc ses avantages ?
|
|
|
Si la G7 tolère de légers défauts de planéité de chacun des rangs posés (rattrapables avec l'épaisseur du mortier hourdex, bien que ce ne soit pas recommandé), il n'en est pas de même avec laBGV. En effet, cette brique est rectifiée en sortie du four de cuisson et sa hauteur est parfaitement calibrée. La pose du premier rang est donc une opération longue et capitale. Ce premier rang se pose au mortier (dans lequel un produit hydroguge peut être incorporé). Ceci permet de récupérer les inévitables défauts d'horizontalité du soubassement en parpaings. Les maçons posent une brique à chaque angle des murs de la maison et les alignent en hauteur au laser. Elles constituent la référence. La précision est excellente (moins de 1/2 millimètre d'erreur). Ensuite, chacune des briques d'une rangée est alignée en hauteur par rapport à sa voisine et mise de niveau dans les trois axes. Là encore, tout doit être parfait. |
![]() |
![]() |
Le premier rang étant en place, les suivants se posent à la résine. Cette résine est dosée grâce à un applicateur. Il suffit au maçon de mettre la brique en place, de la tapoter légèrement avec un maillet en caoutchouc pour la faire adhèrer à celle du dessous et le tour est joué. Il n'y a pas de joint vertical les briques ayant une emboiture mâle et une femelle. Cependant, il est nécessaire de couper au moins une brique à chaque rang. Dans ce cas, un joint vertical est réalisé, toujours à la résine. |
| Tout comme pour la G7, des briques a structure particulière permettent de réaliser des chaînages verticaux et des jambages. | |
![]() |
Voici ce que donne un mur réalisé en BGV. Comme on peut le constater, le structure du mur est homogène. Le seul joint au mortier est celui qui permet de sceller les briques en forme de U (le rang supérieur sur la photo) dans lequel sera réalisé le chaînage horizontal. |