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L'art de saboter la pose de la brique G7
Combien d'anomalies de mise en oeuvre détectez-vous dans cette
illustration ?
Pour visualiser ce que nous en pensons, cliquer sur l'image.
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Regardez çà ! Là encore, des briques
à structure horizontale et verticale sont mélangées.
Des joints verticaux énormes. Et pourtant, il existe un outil dédié
à la coupe des briques : c'est une scie alligator. Cette scie permet
de réaliser des coupes parfaites et d'ajuster les briques au millimètre.
Il est aussi possible d'utiliser une meuleuse d'angle munie d'un disque
adapté. |
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| Et voilà ! |
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| Idem pour les joints sur cette photo. Les maçons n'ont
pas dosé l'épaisseur du joint de façon à assurer
une pose bien horizontale. Regardez la brique du milieu dans la rangée
supérieure !!! |
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| Plutôt que de couper une brique, on met deux planches
tenues par des serre-joints et on coule du béton entre les deux.
Encore des ponts thermiques ! |
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| Par contre, voici un travail acceptable. Difficile de savoir
si le joint a été réalisé au gabarit (le joint
visible en bout de mur à gauche est continu sur la totalité
de l'épaisseur de la brique). Cependant, il a au moins le mérite
d'être régulier. Il n'y a qu'un seul joint vertical par rangée.
C'est toléré car la longueur d'un panneau n'est pas forcément
un multiple de la longueur de la brique. Et donc forcément, il faudra
couper une brique, ce qui supprimera l'évidement semi circulaire
et contraindra le maçon à effectuer un joint vertical. Par
ailleurs, dans cet exemple, les briques à structure alvéolaire
verticale ne sont utilisées qu'à l'extrémité
du mur à gauche et dans l'angle à droite. Correct ! |
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| Il n'y a pas que dans les Côtes d'Armor que l'on trouve
des gouniafiers ! Un adhérent finistérien nous a transmis
les photos suivantes. Pas mal non plus ... |
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| L'art d'utiliser les chutes de brique et de créer de
magnifiques ponts thermiques. De plus, l'artisan réalise-t-il vraiment
une économie en utilisant ces chutes compte tenu du temps passé
pour les assembler ? Pas sûr du tout ! |
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Que pensez-vous du rampannage ?
1- Il est réalisé avec du mortier et non du béton
2- Ou est le ferraillage ? C'est tout de même cet élément
qui donne au pignon sa rigidité !
3- Les artisans sérieux coulent le rampannage en une seule fois.
Dans cet exemple, la bétonnière étant vidée,
on a remis au lendemain la finition de l'ouvrage. Ce n'est pas sérieux
et indigne de vrais professionnels.
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Et une petite dernière en provenance du Finistère. Pour
réaliser des angles à 45°, il existe des briques adaptées.
Les fabricants ont bien évidemment prévu ce cas ! Ici, on
a encore utilisé des morceaux et colmaté les trous avec
du mortier.
Ce qui est plus préoccupant, c'est de savoir sur quoi s'appuient
les linteaux et le chaînage horizontal entre les deux ouvertures.
A priori, aucun chaînage vertical n'a pu être réalisé
avec cet assemblage de morceaux de briques !
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Et voilà la première au top 50. Si vous trouvez mieux en
matière de réalisation d'angles, n'hésitez pas à
nous expédier les photos !
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| Voici par exemple un extrait de la documentation Bouyer Leroux.
Il est clair qu'en utilisant le bloc multi-angles, on fait d'une pierre
deux coups : on obtient l'angle voulu quel qu'il soit et l'évidement
circulaire est conçu pour être armé puis rempli de béton
afin de donner à cet angle la rigidité requise. |

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Et les vrais professionnels utilisent ces éléments. La
preuve en images. Ci-contre et ci-dessous, une réalisation exemplaire
faite par une entreprise à taille humaine de la région de
Lannion.
Sur cette photo, un angle extérieur de 135 ° réalisé
avec le "Pot multi-angles".
Regardez par ailleurs, les joints entre les rangs de brique. C'est la
perfection absolue. Bien entendu ils sont réalisés au gabarit,
ce qui leur assure une régularité remarquable.
Tant que vous y êtes, jetez aussi un coup d'oeil à l'enduit
de soubassement. Il est réalisé avec un produit hydroguge
incorporé dans la masse et le goût du travail soigné
est là encore flagrant, ne serait-ce que par l'horizontalité
de la démarcation entre cet enduit et le premier rang de briques.
La notion d'artisan au sens noble du terme prend tout son sens ici !
Les ouvriers qui ont réalisé cela aiment leur métier,
c'est indéniable !
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La preuve que les joints sont réalisés au gabarit, on la
voit sur cette vue d'un tableau. Comme vous pouvez le constater, les deux
bandes de mortier hourdex sont bien visibles et entre ces deux bandes,
un vide d'air qui assure la rupture du pont thermique. Avec cette technique
de pose, les performances maximales de la brique sont atteintes sur le
plan énergétique (1m².°K/W annoncé par Bouyer
Leroux).
Par ailleurs, ce vide d'air permet de stopper la pénétration
d'une éventuelle humidité par le joint qui lui est relativement
poreux.
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| Une vue intérieure d'un angle de mur. Que peut-on exiger
de plus en termes de qualité de réalisation ? |
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