Maçonnerie

 

1- Il est pas joli cet oculus circulaire !!!

Et tenez vous bien, ce constructeur dont une agence est lannionnaise et dont les maisons fleurissent dans trois départements bretons a donné l'ordre d'enduire quand même.

2- Pas mal non plus ! Voilà un faux équerrage de l'ordre de 4 cm sur une partie en saillie de 1m40.
3- Voilà un seuil bien de niveau n'est-ce pas !
4- Un mur réputé fini. On croit rêver !
Cette photo, de même que les N° 2 et 3 ont été prises sur le même chantier. Et tenez vous bien : le maitre d'oeuvre (une société briochine que nous vous déconseillerons formellement) a signé le bon à payer ... Si ce n'est pas de la collusion avec le maçon, c'est de l'incompétence notoire.
Par ailleurs, il faut savoir que ce mur est supposé être un mur de soutènement. Or le maître d'ouvrage affirme qu'il repose sur une fondation sans que des fers d'attente permettant de liaisonner l'ensemble n'y aient été placés. Dans ces conditions, comment ce mur pourra-t-il résister à la poussée de plus de 2 mètres de hauteur de terre ?
5- Voilà un linteau qui aurait mérité la pose d'un étai en attendant la prise du béton... Ce qui lui aurait évité de fléchir d'un bon centimètre !
L'enduiseur récupèrera...

6- Attention, danger !!! Un rocher dans les fouilles, en fonction de sa taille, représente un risque. En effet, si le terrain de part et d'autre se tasse, ce qui est possible compte tenu de la charge représentée par la construction, il y a une forte probabilité pour que la semelle casse et provoque l'apparition de fissures dans le logement.

Nous avons eu ce cas avec appel à la dommage ouvrage. L'expert missionné ( un spécialiste du genre à la botte des assurances qui le rémunèrent) a décrété que, les fissures ne nuisant pas à la destination de l'ouvrage, il n'y avait aucune raison pour mettre en jeu la DO !!! Le propriétaire doit donc continuer à vivre dans une maison avec des fissures au plafond de plus de trois mètres de longueur et de parfois 5 millimètres de largeur... On joue la montre en attendant que les dix années soient écoulées pour ne rien avoir à débourser.

Un grand classique : une superbe fissure à la jonction entre le garage et l'habitation et ce quelques mois après la réception. Le maçon n'a pas entrecroisé les parpaings des deux corps de bâtiment. Rien à redire. En effet, même si c'était le cas, rien ne dit que cette fissure ne se serait pas produite du fait des différences de charge appliquées aux fondations respectives : la partie habitation a un plancher béton à l'étage et dans le garage, il n'y a rien (souvent, on a un plancher bois dont le poids est bien inférieur).
Que s'est-il passé ? Un léger tassement différentiel s'est produit entre les deux corps de bâtiment. Le joint en mortier de ciment n'étant pas par nature souple de même que l'enduit, ils ont cédé sous la contrainte, d'où la fissure. Solution ? L'enduiseur aurait dû poser deux baguettes d'angle à la jonction. Elles auraient pu "jouer" l'une par rapport à l'autre pour absorber toute contrainte. Commentaire du constructeur : "rien de grave, c'est normal, il faut que ça se tasse. On va vous beurrer tout ça de silicone."

C'est vrai quoi, c'est très joli le silicone apparent sur une maison neuve et en cas de revente, nul doute que ce sera un argument positif pour l'acquéreur !

Que pensez-vous de la pose de ce boisseau ? Il y a deux non-conformités.

1- Le boisseau doit dépasser de 5cm de la sous face du plafond. Pourquoi ? Eh bien pour que votre cheministe le jour venu de l'installation sache exactement où se trouve le conduit et ne soit pas obligé de percer le plafond en divers endroits pour le trouver.

2- Ce boisseau n'a pas été scellé au mortier bâtard mais avec du béton. Résultat, lors de la montée en température , le boisseau ne pourra pas se dilater et risque d'exploser

Un autre exemple de non-conformité dans le montage de ce boisseau : les joints. Le DTU fumisterie (DTU 24.1) indique que lors du montage des boisseaux, l'opérateur doit passer une éponge humide sur le pourtour de la jonction entre deux boisseaux afin d'éliminer tout dégorgement du mortier de scellement. Pourquoi ? Parce que les aspérités créées par ce mortier sont autant de points contre lesquels la suie viendra s'accumuler, diminuant ainsi les performances du conduit et augmentant les risques d'incendie en cas d'accumulation important de suie.
Solution dans ce cas : tubage du conduit. Ce qui aura aussi pour effet d'améliorer les performances du tirage. En effet, les conduits quadrangulaires ont un tirage inférieur du fait des tourbillons qui se forment dans les angles d'une part et le refroidissement des fumées est plus important en raison d'une surface de contact plus grande d'autre part.

Maintenant, on entre dans le grand art ! Les photos qui suivent semblent irréalistes. Elles nous ont été expédiées par un adhérent lointain (la Marne).

Pour bien commencer un ouvrage, les bases doivent être solides... On se demande comment il est possible que la semelle réalisée en principe avec du béton (donc fluide au moment de la mise en oeuvre) puisse présenter de tels défauts de planéité ??? Et d'ailleurs, y a-t-il une fondation ? Pas sûr !!!

Vous ne rêvez pas, des "maçons" ont réalisé cet angle à 135° !
Visiblement, l'usage du cordeau n'est pas maîtrisé par tout le monde !
Peut-on faire plus mal ? Probablement pas !